Gien développe progressivement des techniques décoratives à l’émail qui lui sont propres. Avec les émaux de lustre métallique, l'adjonction d'un mélange d'oxydes métalliques en atmosphère réductrice en cours de cuisson donne un aspect métallique de coloris irisés à la faïence.
Les émaux chagrins ont quant à eux un aspect rugueux et monochrome, comme si l’émail avait été arraché. Les motifs apposés à l’or sur l’émail chagrin brillent à la lumière dans un contraste saisissant avec le fond.
Les fabrications monochromes de Gien sont peu courantes mais figurent parmi les productions répertoriées. Les coloris éclatants sont toujours rehaussés par une couverte vert émeraude, olive, bleu canard encore dit turquoise, trésaillé, flammé ou sang de bœuf.
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Les créations giennoises imitent les grands maitres faïenciers de l’époque, comme Théodore DECK qui dirige à la fin de sa vie la manufacture de Sèvres. À l'aide des émaux translucides, les décors « Art nouveaux » connaissent le succès tant par la brillance que par l'intensité de couleurs utilisées.