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Le renouveau gothique

Les dessins, estampes et gravures de Jacques CALLOT "Le Lorrain fournissent à la manufacture de Gien un thème de décor recherché inspiré notamment de la Commedia dell’Arte. Ces pièces sont de véritables tableaux : paysages au fond, et nombreux personnages traités en pied avec une recherche comique du costume, combinant impression rehaussé de couleur et décalcomanie.

  CACHE-POT "À TÊTES DE BÉLIER" en faïence, à décor de "fantaisie à la Callot" en décalcomanie polychrome sous émail de grand feu figurant huit personnages de la Commedia dell'Arte sur fond de ruines, paysages lacustres et villages dans le goût de Jacques Callot (fond percé, fêle de cuisson au fond).Marques en creux "1", "A" et "*".GIEN, marque olographe, circa 1880.Haut. 17, Diam. 21,5 cm.Bibliographie : Un cache-pot comparable est reproduit page 66 in Jean-Claude RENARD, "La faïence de Gien", Sous le vent.


Marois est l’un des grands peintres de Gien. Ses scènes de paysages romantiques au pied de ruines participent à l’esprit du temps initié par Viollet-le-Duc sans renier l’art de Nicolas Poussin. C’est ainsi qu’il traite un jardinière comme un tableau à multiple surfaces où talent éclate sur chaque face.

JARDINIÈRE PAR MAROIS en faïence moulée inspirée de Sèvres, prises à têtes de béliers et bases de façade à têtes de félins en camaïeu de bleu sur fond jaune agrémentés de feuilles de chênes et de rinceaux. Le décor est composé de deux grands panneaux peints par MAROIS représentant d'une part une scène de pâture auprès d'un pont à arches (Montargis ?) et d'autre part une scène de pêche au pied d'une place forte. Contours ornés de frises de rinceaux ou de clous (fêles de cuisson sous trois des pieds).Signature en bas à droite de chaque panneau et sous le fond "A. MAROIS".GIEN, marque olographe, circa 1871.Jardinière : Haut. 32, Larg. 60, Prof. 27 cm.Panneaux : Haut. 13,4, Larg. 26,5 cm.Bibliographie : Une jardinière comparable par MAROIS est reproduite page 42 in Musée de la Faïencerie de Gien, "Barbotines impressionnistes fin XIXe", Gien, Exposition du 2 mai au 28 septembre 2003. 


Le Moyen-âge envahit les assiettes et les vases de Gien avec des décors troubadour de personnages tirés des romans de l’amour courtois, mais aussi avec des formes de feuilles découpées dans des tons vert et noir de style néo-gothique. Rien de plus élégant que de faire personnaliser son service à son nom. C’est ainsi que nous sont parvenues des assiettes armoriées où Gien devient chantre de l’héraldique. Les blasons des différentes villes sont tous surmontés d'une couronne de tours. En effet, la couronne murale fut imposée à toutes les villes de l'Empire Français à l'époque de Napoléonienne.

 
ASSIETTE HÉRALDIQUE "AUX VENDANGES" en faïence à bord festonné, à décor en impression de noir rehaussé de couleur : au centre d'une armoirie double à couronne de baron, supportée par une licorne de chaque côté, l'aile décorée d'une riche frise alternant enfants foulant les raisins dans un pressoir, chimères et vases, dans le goût de la Renaissance italienne.Marque en creux "J".GIEN, tampon noir à partir de 1875.Diam. 24,5 cm.