L’influence du Japon ne se limite pas à la reprise des décors orientaux de Delft mais prend tout son essor après l’exposition universelle de 1866 à Paris. Gien y reçoit un succès considérable qui se prolonge tout au long du siècle, et le Japon y expose pour la première fois. La manufacture à la mode créée tout naturellement des décors à la mode dans le goût du pays du Soleil levant. L’important cache-pot balustre aux canards repose ainsi sur un socle inspiré de l’Extrême-Orient alors que les volatiles sont traités avec une grande économie de moyen à la façon des estampes japonaises.
Autre influence oriental avec le décor Cachemire, où la surface des céramiques est recouverte de plumes de paons et de fleurs à la façon d’un tapis provenant des montagnes de l’Himalaya.
La technique des décors d’émaux cloisonnés à la façon de ceux de Longwy avec de vives couleurs sur fond turquoise ou blanc ne pouvait laisser Gien insensible. La manufacture a donc développé un répertoire parallèlement à celui de Longwy qu’elle applique sur ses encriers, cache-pot, et autre petites pièces de forme.
À la fin du XIXème siècle, naquit l'impressionisme. Les peintres de Gien ont décliné sous la direction de Dominique GRENET de deux façons différentes cette nouvelle mode picturale : -d’une part en appliquant en relief des boutons de fleurs de barbotine délayée- et d’autre part en décorant les vases et autres lampes à huiles à la façon de Claude Monet.